La révolution culturelle aujourd’hui – Partie II

La révolution culturelle aujourd’hui – Partie II

La Révolution culturelle ne consiste pas uniquement à une  révolution idéologique, ou à un redressement des valeurs communistes au sein du parti. Certes, ce fut une révolution culturelle, au sens où effectivement elle consista à effacer de la civilisation chinoise toutes les traces du capitalisme. Mais l’épuration des éléments impurs au communisme ne s’arrêtait pas à la destruction de biens culturels: il fallait aussi « nettoyer » la société chinoise. Les jeunes Gardes rouges menaient une guerre fratricide contre les « Anciens », c’est-à-dire les premiers membres du parti communistes, les professeurs, les propriétaires terriens, les « droitiers », les « occidentaux ». Le gouvernement chinois encourageait cette répression menée par les Gardes Rouges et incitait le reste de la population à dénoncer les personnes  déviantes.

Le nombres de victimes s’élèverait à près de 4 millions de personnes. Ces morts n’ont jamais été reconnues par le parti communiste. Dans la préface de son livre Les Massacres oubliés de la Révolution Culturelle, l’auteur chinois Song Yongyi retranscrit un incident qu’il lui est arrivé en août 1999 lors de la rédaction de son ouvrage. Song Yongyi était parti en Chine à la recherche des archives officielles sur la période. Rapidement après avoir fait une demande aux autorités chinoises pour avoir accès à ces documents, Song Yongyi fut arrêté. Le motif de son arrestation ? Tentative de divulguer des Secrets d’Etat. Song Yongyi aurait demandé aux policiers qui l’arrêtaient s’ils connaissaient la Révolution culturelle. Aucun ne fut capable de répondre. L’auteur fut finalement relâché sous pression des ambassades américaines en janvier 2000.

La révolution culturelle – Partie I

La révolution culturelle – Partie I

Malheureusement, l’Histoire est loin d’être toujours chouette. Des tragédies, des guerres et des morts se répètent sans cesse. Parfois, la violence commence avec quelque chose qui semble être insignifiant, pourtant ce quelque chose est le début d’un drame. Le commencement de la Révolution culturelle chinoise pourrait faire partie de ces incidents que nous avons tendance à tout d’abord ignorer.

En 1966, Mao Zedong, meneur du parti communiste après la Seconde Guerre mondiale, était en disgrâce. Suite aux désastres économiques et humains de sa politique du Grand Bond en Avant (on compterait entre 30 et 50 millions de morts), les autres membres du parti avaient éloignés Mao des fonctions dirigeantes ; un nouveau président, Liu Shaoqi, avait été nommé au pouvoir. Mao avait alors un rôle surtout symbolique.

Cette situation était loin de convenir à Mao. Au cours de l’année 66, il préparait une révolution sous-terraine. Armé d’une propagande et du soutient de la jeunesse chinoise, Mao encourageait la population à se rebeller contre les anciens cadres du parti communiste qui auraient été tombés dans le capitalisme. Partout, des comités d’étudiants se réunissaient, sous l’impulsion de la propagande maoïste, pour mettre au point une épuration des « quatre vieilleries » qui ralentissaient la société chinoise.

C’est dans ce contexte que le 16 juillet 1966, Mao traversa à la nage le fleuve du Yangzi à l’âge de 75 ans. Cet événement très médiatisé aurait été, d’après Jacques et Claudie Broyelle dans le Bonheur des Pierres, totalement mis en scène ; Mao Zedong était, en réalité, soutenu par des hommes en scaphandre cachés sous l’eau. Cette traversée venait clore des mois de formation des jeunes gardes rouges pour les préparer à éliminer les ennemis politiques de Mao. Le 8 août 1966, un décret du parti communiste chinois fut publié mettant en place les fondements de la « Révolution culturelle ». Le but de la traversée du Yangzi devint alors très clair : par là, Mao prévenait ces ennemis que c’était désormais lui, et lui seul, qui reprenait en main la Chine.

Pour en savoir plus sur la Révolution culturelle :

BONNIN M., Génération perdue. Le mouvement d’envoi des jeunes instruits à la campagne de Chine, 1968

Broyelle J&C ; le Bonheur des Pierres

Collectif, Le Livre noir du communisme, Robert Lafont, Paris, 1998

YONGYI S., Les massacres de la Révolution culturelle, Buchet Chastel, 2008

L’accès au pouvoir de Catherine II de Russie

L’accès au pouvoir de Catherine II de Russie

 

Catherine II ne fut pas impératrice de naissance, née Sophie Frédérique Augusta d’Anhalt-Zerbst en 1729, elle ne dut son accès au trône de l’Empire russe qu’à son propre zèle. À 15 ans, Sophie Frédérique épousa Karl Peter Ulrich, héritier direct de l’impératrice Elisabeth de Russie ; elle se convertit au culte orthodoxe et devient Catherine II.

Le jeune couple ne s’entendait pas. Karl Peter Ulrich délaissait son épouse au profit de quelques maitresses, refusant de lui donner un héritier. La jeune Catherine qui se consolait également auprès de nombreux amants, sur les conseils de l’impératrice Elisabeth, accoucha le 20 septembre 1754 d’un enfant illégitime qui fut pourtant reconnu par Karl Peter.

Karl Peter Ulrich avait toujours été proche des rois de Prusse. Lorsque la Prusse et la Russie rentrèrent en guerre en 1756, le futur héritier n’arrêta pas pour autant ses relations intimes avec l’ennemi. Certains affirmèrent même que Karl Peter était en réalité un espion prussien ; détesté par les élites russes, il reçut le surnom d«’Allemand ». L’impératrice Elisabeth, consciente des limites de son neveu, décida alors de se rapprocher de Catherine, en lui déléguant de nouvelles responsabilités. Rapidement, la relation entre les deux époux s’envenima.

À la mort d’Elisabeth le 5 janvier 1762, la guerre venait d’être remportée par la Russie. Karl Peter, devenu alors empereur Pierre III, décida, au grand mécontentement de la nation, de redonner l’ensemble des terres conquises aux Prussiens. À l’annonce de cette nouvelle, l’armée russe se révolta contre l’empereur, ordonnant sa destitution au profit de Catherine. Voyant qu’elle prenait une telle importance, Pierre III la consigna dans une province éloignée. Mais, accompagnée des soldats russes qui la soutenaient, Catherine retourna à Saint-Pétersbourg où elle fut accueillit directement par le Sénat et la foule qui la proclamèrent impératrice Catherine II. Le Coup d’Etat fut une victoire éclatante et quelques jours plus tard, le 17 juillet 1762, Pierre III fut assassiné.

Catherine II fut impératrice de Russie jusqu’en 1796. Elle dirigea l’Empire Russe avec force et étendit l’influence internationale de la Russie. Elle fut une souveraine autoritaire, mécène et aussi parfois libertine (des historiens affirment aujourd’hui qu’elle aurait fait construire un cabinet érotique dans son palais).

 

 

Pour en savoir plus sur Catherine II:

CATHERINE II, Memoirs of the Empress Catherine II, the Library of Alexandria, 1859

NEELS J. Catherine de Russie : impératrice libertine, Sauret, 1995

OLDENBOURG Z., Catherine II de Russie, Gallimard, 1966

TROYAT H., Catherine la Grande, J’ai Lu, 2001

Néron, Empereur, Artiste

Néron, Empereur, Artiste

Nombreux sont ceux à connaître l’empereur romain Néron pour sa décadence et ses accès de folie. Si effectivement, dès les premières années de son règne, Néron, se présenta comme un marginal, il fut également un grand mécène, voire même, un artiste.

Formé par Sénèque et les plus grands intellectuels de l’Empire, Néron fut initié dès sa plus tendre enfance au théâtre et à la musique. Une fois empereur, il s’entourait constamment de musiciens qui le suivaient du matin au soir. Son amour pour l’art était tel qu’il décida à son tour de s’y initier. D’après les sources contemporaines, Néron aurait eu une voix « faible et sourde », c’est pour cela qu’il décida de suivre quotidiennement de nombreux exercices respiratoires et de chants. Quand il se sentit prêt, il décida de monter sur scène. Il commença à Naples et eut assez de succès pour organiser de nombreuses autres représentations théâtrales à Rome dans lesquelles il jouait le rôle principal. Néron ordonna rapidement à l’intégralité des citoyens romains d’assister à ses pièces et les interdisaient de sortir du théâtre quelle que soit la durée de la représentation.

Cette interdiction, d’après Suétone dans Vie de Néron (XXIII) ne fut toutefois pas suffisante, ainsi, à chaque pièce : « beaucoup de spectateurs, las de l’entendre et de l’applaudir, sautèrent furtivement par-dessus les murs de la ville, dont les portes étaient fermées, ou feignirent d’être morts, pour se faire emporter ».

 

 

 

Pour tout connaître sur les frasques de Néron :

CIZEK Eugen, Néron, Fayard, 1980

MARTIN Régis, Les Douze Césars, du mythe à la réalité, Les Belles Lettres, 1991

PLINE l’ANCIEN, Histoire naturelle, Livre 30

SUETONE, Vie des Douze Césars, Livre XXII ,Chap 23

La fistule de Louis XIV

La fistule de Louis XIV

Au 17ème siècle, les célébrités étaient autant épiées qu’elles le sont aujourd’hui, le moindre faits et gestes des grands hommes étaient rapportés dans toutes les cours d’Europe. À l’époque, la plus grande des stars et celles dont tout le monde voulait entendre parler n’était autre que le roi de France, Louis XIV. Les soucis de santé de ce dernier intéressaient tout particulièrement l’intelligentsia européenne et ils étaient, à son plus grand bonheur, très nombreux.

Louis XIV avait une santé fragile et avait eu, au cours de son long règne, plusieurs maladies, comme une sinusite maxillaire gangréneuse qui l’empêcha de manger pendant un temps en 1676. Dix ans plus tard, à 48 ans, le roi fut pris d’un nouveau mal ; une fistule. Rapidement, il ne put plus monter à cheval et était transporté au cours de ses ballades par des porteurs. La souffrance de Louis XIV fut l’un des sujets favoris de la Cour et il devint évident que cette situation ne pouvait durer.

Le traitement du roi fut l’objet d’une grande polémique. Les fistules étaient connues depuis l’Antiquité, mais l’ablation de la fistule était souvent dangereuse et pouvait mener à d’importantes hémorragies. Au bout de plusieurs mois de débat, ce fut finalement le chirurgien du roi, Charles-François Félix, qui convint Louis XIV. L’issue de l’opération était cruciale pour le chirurgien qui y mettait en péril sa carrière et sa vie. Pendant des mois, Charles-François Félix s’entraînait sur des sans-abris – leur nombre est toujours inconnu, mais certains moururent.

« La Grande Opération » se déroula dans le plus grand des secrets à Versailles le 18 novembre 1686. Elle dura trois heures et fut un véritable succès grâce à l’invention de Charles-François Félix ; le scalpel-extracteur. La réussite de l’opération se célébra dans tout le royaume et il devint, pendant un temps, la mode parmi les nobles français de se faire retirer ses fistules. Plus généralement, le succès de Charles-François Félix permit une grande revalorisation de la chirurgie en tant que science.

Si les fistules sont votre nouvelle passion

HIPPOCRATE, Des lieux dans l’homme, XIII « Des Fistules », III

LIMIERS H.P., Histoire du règne de Louis XIV, Amsterdam, 1717

JACQUES A. & JOURDAN L., Dictionnaire des Sciences médicales -Biographie médicale, Paris, 1814

PEREZ Stanis, La santé de Louis XIV : Une biohistoire du Roi-Soleil, ed. Champ Vallon, 2007

Sappho et l’île de Lesbos

Sappho et l’île de Lesbos

La vie de la poétesse grecque Sappho reste encore aujourd’hui source de mystères et légendes. Sappho serait née vers 630 avant JC et aurait vécu sur l’île de Lesbos jusqu’à sa mort en 580 avt J.-C. . La chronologie de sa vie nous est presque entièrement inconnue. Sappho aurait eu deux frères, un mari qui se serait rapidement effacé de sa vie (probablement mort) et une fille du nom de Cléïs.

Des rumeurs concernant Sappho se répandirent dès la période classique (Vème siècle avt J.-C.), la tournant en une femme lubrique et cruelle. Les histoires concernant la poétesse ne firent que s’assombrir et poussèrent en 1073, le pape Grégoire VIII à interdire l’intégralité de son œuvre. Ce sont d’ailleurs ces bruits qui donnèrent naissance au sens actuel du mot « lesbienne » et « saphique ». Si ces rumeurs ne sont que médisances, il est vrai que Sappho passa une grande partie de sa vie entourée de jeunes filles avec lesquelles elle entretenait, parfois, des relations amoureuses et passionnelles.

Après s’être retirée en exil en Sicile (probablement vers 600 avant JC), Sappho serait retournée à Lesbos et y aurait fondé un cercle de poétesses appelé « la maison des muses ». Dans cette maison, les jeunes filles les plus brillantes de Grèce recevaient l’éducation de Sappho sur la poésie, le chant, le théâtre et la danse, tout en pratiquant le culte d’Aphrodite (déesse de l’Amour et de la Sexualité) et d’Eros (dieu du désir). Certains historiens considéraient cette école comme une forme d’institution préparant les femmes au devoir marital.

Les poèmes d’amours (à l’instar des « Adieux » copié ci-dessous) écrits par Sappho à l’adresse de ses élèves sont très certainement l’origine des futures calomnies la concernant.

 

« […]

Elle pleurait et me disait:

« Ah ! Saphô, terrible est ma peine.

C’est malgré moi que je m’en vais… »

 

Et je lui répondais moi-même:

« Pars en joie, souviens-toi de moi.

Ah ! tu sais bien comme je t’aime !

« Sinon, je veux te rappeler

Nos heures si belles, si chères,

(Les as-tu vraiment oubliées ?)

 

« Les guirlandes entrelacées,

Autour de ta gorge fragile,

Les fleurs adorables mêlées,

 

« Et le parfum mystérieux,

Les flacons de parfum royal,

Qui inondaient tes beaux cheveux,

 

« Et l’heure, où, sur un lit couchée,

Mollement et entre mes bras,

Tu calmais ta soif altérée… »

 

La poésie de Sappho ne laisse que peu de doute quant à la nature sexuelle des relations du professeur avec ses élèves. Toutefois, ce genre de relations doit être remis dans un contexte particulier. La pédérastie était commune chez les hommes antiques (voir César controversé). Plus particulièrement, les relations sexuelles entre élève et professeur étaient considérées comme un acte de formation.  Les liaisons homosexuelles de Sappho s’inscrivaient alors dans cette tradition antique.

Mais Sappho est malheureusement  trop souvent décrite comme une simple amatrice de jeunes filles ; elle révolutionna pourtant la poésie antique en inventant un nouveau système rythmique  (la strophe saphique) et en s’éloignant des thèmes traditionnels de l’époque, étant notamment l’une des premières à utiliser la première personne dans un poème. La sensibilité de ses poèmes amoureux inspira nombreux artistes et poètes, comme Baudelaire qui lui dédia ce poème « Lesbos » dans son recueil les Fleurs du Mal (cliquez-ici).

Si vous avez aimé la poésie saphique et la poétesse :

BAUDELAIRE Charles, ‘Lesbos’ dans Les Fleurs du Mal, 1857

CANTARELLA Eva, Bisexuality in the Ancient World, Yale University, 2002

CHARLET Jean-Louis, ‘Les mètres saphiques et alcaïques de l’antiquité à l’époque humaniste’ dans Faventia, 2007

HERODOTE, Histoires

LASSERRE François, Sappho, une autre lecture, Editrice Antenore, 1989

de LAMARTINE Alphonse, ‘Sapho’ dans Nouvelles méditations poétiques, 1790-1869

OVIDE, Héroïde

STRABON, Géographie

Le sébastianisme contre-attaque

Le sébastianisme contre-attaque

Le sébastianisme a déjà fait l’objet d’un article sur l’histoirecestchouette. Cette hérésie chrétienne qui se développa après la mort du roi portugais Sébastien Ier au XVIème siècle, se fondait sur la croyance et l’attente en un retour du roi qui viendrait libérer le pays de l’invasion espagnole. Si le sébastianisme déclina au XVIIème, le mouvement s’était entre-temps propagé au Brésil et n’avait pas disparu. Au XIXème siècle avec l’indépendance du Brésil, le sébastianisme connut une recrudescence dans les régions rurales brésiliennes où la population, qui, assistant impuissante à l’émergence d’un État corrompu, se réfugia dans le culte de Sébastien.

En 1817, dans la province de Pernambuco, Silvestre José do Santos fonda une petite communauté de deux cents personnes qui vivaient dans l’attente du roi Sébastien. La communauté augmenta rapidement, en de telles proportions que le gouvernement brésilien ordonna le massacre de tout le village. Quelques années plus tard, un autre prophète apparu dans la région. En 1838, Joao Ferreira développa un réseau de disciples. Il convainquit ces derniers que l’esprit de Sébastien était, en réalité, piégé dans un rocher magique appelé la Pedra Bonita. Le seul moyen de briser le sortilège aurait été de verser du sang humain sur le rocher et d’ainsi réveiller le roi. À cette nouvelle, les disciples de Ferreira se sacrifièrent sur le rocher. Il y eut de nombreuses victimes. Alors le gouvernement brésilien prit la décision d’intervenir une nouvelle fois et ouvrit le feu sur l’ensemble des disciples qui continuaient à se sacrifier sur le rocher.

Pendant des décennies, le sébastianisme tomba dans l’oubli, sans disparaître totalement. En 1889, un autre groupe, cette fois-ci dirigé, par Anatonio Conselheiro (ou Mendes Maciel) émergea. Anatonio Conseilheiro développa, plus particulièrement que ses prédécesseurs messies, une féroce critique du gouvernement brésilien. Pour que le roi Sébastien vienne sauver les Brésiliens de ce nouvel Etat corrompu, Anatonio Conseilheiro considérait qu’il était nécessaire de se montrer digne du roi et ainsi mener une vie pieuse en totale autarcie. Conseilheiro professait sa philosophie depuis une maison abandonnée, Canudos, où des foules entières venaient l’écouter. Progressivement, la maison se transforma en un village de 8 000 habitants, rebaptisée Belo Monte vers 1893. Craignant que le succès du sébastianisme menât à une révolte générale, l’Etat brésilien ordonna une nouvelle fois l’éradication de la communauté de Conseilheiro en 1897. La destruction sanglante du village de Belo Monte porta un coup fatal au sébastianisme qui s’éteint totalement au XXème siècle.

Pour en savoir plus

DA CUNHA E., L’histoire cachée : entre histoire révélée et histoire critique, L’âge d’homme, 1997

LIMA-PEREIRA R., Mythogenèse, syncrétisme et pérennité du sébastianisme dans l’identité brésilienne du XXème et du début du XXIème siècle (l’Etat du Maranhao et ses manifestations socioreligieuses), Université Bordeaux 3, 2012

LIMA-PEREIRA R., « L’origine de la personne sacrée du roi Sebastião du Portugal et sa représentation dans deux mouvements messianiques brésiliens, Pedra Bonita et Canudos, aliénation ou libération ? », Reprezentari culturale ale nebuniei, Galaxia Gutenberg, Roumanie, 2006,

Revista de antropologia, « Messianismo II » ,São Paulo, FFL CH/USP, vol VIII, n°2, 1960